L’urgence est criante. Dans l’ensemble de l’Europe, les progrès en matière d’eau et d’assainissement restent fragiles. Si environ 92 % de la population bénéficie de services d’eau potable gérés en toute sécurité et près de 80 % a accès à des installations sanitaires gérées en toute sécurité, plus de 19 millions de personnes n’ont toujours pas accès à l’eau potable et près de 24 millions à des installations sanitaires de base. Ces chiffres révèlent un défi qui exige un engagement politique soutenu et une coopération intersectorielle. 

L'Italie connaît bien cette réalité. Dans de nombreuses régions du pays, plus de 40 % de l'eau entrant dans le réseau de distribution n'atteint jamais le consommateur final , perdue dans des infrastructures vieillissantes. 

La secrétaire exécutive de la CEE-ONU, Tatiana Molcean, a déclaré : « Je salue l’adhésion de l’Italie au Protocole sur l’eau et la santé, qui renforcera ses efforts pour garantir l’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour tous, renforcer la résilience climatique et promouvoir une gestion durable de l’eau. J’encourage les autres pays paneuropéens à rejoindre ce cadre pratique de coopération et à contribuer à accélérer les progrès en matière d’eau et de santé dans toute la région. » 

L’adhésion de l’Italie donne également un nouvel élan aux efforts déployés en matière de qualité de l’eau, notamment face au défi croissant des polluants émergents, tels que les PFAS – un domaine où l’approche préventive et fondée sur les risques du Protocole est de plus en plus essentielle. 

Le président de l'Institut supérieur de la santé italien (Istituto Superiore di Sanità), Rocco Bellantone, a déclaré : « La ratification du Protocole confirme l'engagement de l'Italie à renforcer le lien vital entre l'eau, la santé et le développement durable – pour le bien du pays et des générations futures. » 

Le Protocole sur l’eau et la santé offre un cadre concret pour relever ces défis de manière cohérente et efficace. Mis en œuvre conjointement par la CEE-ONU et l’OMS/Europe, il est le seul instrument juridiquement contraignant liant l’eau, l’assainissement, l’hygiène et la santé. Il promeut une gouvernance renforcée, une responsabilisation accrue et une approche préventive fondée sur les risques – autant d’outils essentiels pour renforcer la résilience climatique et protéger la santé publique. 

 

Le directeur général de l'Institut supérieur de la santé italien (Istituto Superiore di Sanità), Andrea Piccioli, a souligné l'importance d'une collaboration nationale soutenue : « La ratification, rendue possible par l'engagement ferme des ministères de la Santé, de l'Environnement et des Affaires étrangères, constitue à la fois une étape importante et un engagement renouvelé. L'Italie participe activement aux travaux du Protocole sur l'accès équitable à l'eau et à l'assainissement, et nous sommes fiers de codiriger avec les Pays-Bas les travaux visant à renforcer la résilience climatique des systèmes d'eau et d'assainissement. »  

Alors que le monde se prépare à la Conférence des Nations Unies sur l'eau de 2026 et au Forum euro-méditerranéen sur l'eau, l'adhésion de l'Italie renforce la portée du Protocole dans toute la région paneuropéenne et en particulier dans la région méditerranéenne, consolidant ainsi l'engagement commun en faveur de la sécurité de l'eau comme pilier de la santé publique, du développement durable et de la stabilité régionale. 

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