Les défaillances des infrastructures numériques pourraient déclencher des perturbations en cascade à travers les secteurs et les frontières, met en garde un nouveau rapport d’experts publié par le Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe, l’Union internationale des télécommunications (UIT) et Sciences Po Paris. 

Le rapport décrit des scénarios dans lesquels ces défaillances se propagent en cascade à travers les systèmes. Une tempête solaire de l’ampleur de celle qui a frôlé la Terre en 2012 pourrait perturber les satellites et les réseaux électriques, interrompant les transactions financières et les communications, tandis qu’une vague de chaleur pourrait surcharger les centres de données, affectant les hôpitaux et les services d’urgence.

Les dommages causés aux câbles sous-marins, qui acheminent plus de 99 % du trafic Internet mondial, pourraient isoler des régions entières pendant des semaines, provoquant des perturbations économiques et logistiques.

Ce n’est plus une question de « si », mais de « quand »

Or pour tous ces scénarios catastrophes et imprévisibles, les pays ne sont pas préparés à faire face à des pannes de satellites à grande échelle, à des coupures d’électricité ou à des ruptures de câbles sous-marins. Le rapport met aussi en évidence un manque de préparation face aux perturbations non intentionnelles causées par des catastrophes naturelles ou des défaillances d’infrastructures.

Selon l’ONU, la gravité de ces impacts et la nécessité d’une réponse concertée et collective. Le document recommande donc de renforcer les normes internationales, de maintenir des capacités de secours analogiques et d’améliorer la coordination concernant les systèmes spatiaux, les câbles sous-marins et les centres de données. 

Outre la sensibilisation, le rapport préconise aussi une coordination renforcée, des cadres de gestion des risques actualisés et des efforts visant à mieux identifier les risques, à cartographier les interdépendances intersectorielles et à améliorer la préparation.

« Comme le souligne le rapport, le risque d’une catastrophe numérique n’est pas une question de [si], mais de [quand]. Nous ferions donc mieux de commencer à nous y préparer dès maintenant », a insisté Kamal Kishore, le Chef du Bureau des Nations Unies pour la prévention des catastrophes (UNDRR).

Source: https://news.un.org/fr/story/2026/05/1158786

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