L’IAHP H5N1 provoque une panzootie mondiale depuis 2021, affectant les oiseaux sauvages, les volailles et de multiples espèces de mammifères. Jusqu’à récemment, l’Australie était restée indemne de ce sous-type particulier malgré sa propagation internationale.

Depuis son émergence, ce sous-type H5N1 a traversé les continents, atteignant l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud en 2022, puis les îles antarctiques en 2023. Il a depuis été détecté chez de nouvelles espèces hôtes, telles que les bovins et les mammifères marins, a provoqué des infections humaines sporadiques, entraîné une activité exceptionnellement élevée chez les oiseaux sauvages en 2025 et est désormais signalé pour la première fois en Australie.

L’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) salue la notification immédiate de l’Australie concernant la présence d’un virus influenza A de haute pathogénicité chez des oiseaux non domestiques via le Système mondial d’information sur la santé animale (WAHIS) et félicite le pays pour son engagement de longue date en faveur de la transparence et de la protection de la santé animale mondiale.

Cette notification constitue un événement épidémiologique majeur, documentant la première détection de l’IAHP H5N1 chez un oiseau sauvage en Australie. Cette découverte confirme l’introduction de cette lignée virale circulant à l’échelle mondiale dans la faune sauvage d’une sous-région qui était restée indemne de ce sous-type malgré sa vaste propagation internationale. Le risque pour l’avifaune australienne, en particulier pour les espèces d’oiseaux endémiques, est considérable.

Cette détection met en évidence plusieurs éléments essentiels :

La détection précoce demeure notre meilleure ligne de défense

La détection précoce et la notification rapide, associées à des mesures de réponse immédiates, sont essentielles pour limiter la propagation de l’IAHP et réduire son impact sur les volailles, le bétail, la faune sauvage, les moyens de subsistance et la santé humaine. Cet événement démontre l’importance de systèmes de surveillance durables, de capacités de laboratoire et d’une vigilance sur le terrain pour identifier les menaces émergentes.

La transparence et la solidarité renforcent la préparation mondiale

La notification rapide via le WAHIS permet aux pays d’accéder à des informations officielles, d’évaluer les risques et de coordonner leurs réponses sur la base de données scientifiques fiables.

La préparation nécessite des investissements durables

La préparation se construit avant une urgence. Les événements récents démontrent le coût de l’inaction. Selon le rapport de l’OMSA 2026, La situation mondiale de la santé animale, plus de 2 000 foyers d’IAHP ont été signalés par 64 pays et territoires entre 2025 et 2026, entraînant la perte ou l’abattage de plus de 140 millions de volailles. Dans le même temps, la santé animale ne reçoit que 0,6 % des investissements mondiaux en santé.

Des Services vétérinaires solides, des laboratoires bien équipés, la collaboration avec les laboratoires de référence de l’OMSA, des systèmes de surveillance efficaces, un personnel formé, une approche « Une seule santé », des réseaux internationaux d’expertise tels qu’OFFLU et des plans de préparation aux urgences ne se construisent pas en période de crise : ils sont le résultat d’investissements soutenus au fil du temps.

Les investissements nationaux et internationaux continus demeurent essentiels pour réduire l’impact de l’IAHP et d’autres menaces émergentes pour la santé animale.

Collaboration multisectorielle

Cet événement souligne également l’importance de maintenir de solides réseaux de collaboration scientifique et d’impliquer les parties prenantes avant qu’une urgence ne survienne. Les gouvernements, les Services vétérinaires, les laboratoires, les chercheurs, les autorités chargées de la faune sauvage, les autorités de santé publique, l’industrie et les organisations internationales jouent des rôles complémentaires dans le renforcement de la préparation et de la réponse.

L’OMSA reste engagée à soutenir ses Membres par le biais de normes internationales, d’une expertise scientifique, d’un renforcement des capacités et d’un partage transparent de l’information. Alors que l’IAHP continue d’évoluer à l’échelle mondiale, la collaboration continue, la préparation et l’action collective demeurent essentielles pour protéger la santé animale, préserver les moyens de subsistance et renforcer la sécurité sanitaire mondiale.

Source: Organisation Mondiale de la Santé Animale: https://www.woah.org/fr/laustralie-signale-le-premier-cas-dinfluenza-aviaire-de-haute-pathogenicite-h5n1-chez-un-oiseau-sauvage/

From Our Blog